Château CARBONNIEUX // Christophe CONAN

Le Château CARBONNIEUX est l’une des plus anciennes propriétés du vignoble Bordelais. Ses terres sont cultivées sans discontinuer au moins depuis le XIIIe siècle. Le château a été créé au XIVe il reflète l’architecture imposante de la fin du moyen âge contrairement à la plupart des châteaux de la région qui date du XVIII voire XIXe siècle.


Premiers propriétaires et fins viticulteurs, les moines Bénédictins de l’abbaye Sainte Croix de Bordeaux ont su donner très tôt aux vins blancs et rouges une réputation internationale. Ils réussirent même à introduire leurs vins blancs, limpides et peu colorés, dans le palais du Sultan de Constantinople, en les dénommant « eau minérale de Carbonnieux », contournant ainsi la loi coranique…

De grandes familles notables de Bordeaux se succédèrent à la tête du domaine, parmi elles, on note les Bouchereau qui de 1828 à 1871, constituèrent à Carbonnieux une collection unique au monde de cépages français et européens qui compta jusqu’à 1242 spécimens différents.

Carbonnieux appartient depuis plus d’un demi-siècle à la famille Perrin, viticulteurs de père en fils depuis le début du XIXe siècle. Les vins Blancs et Rouges sont des grands crus classés de Graves depuis 1959. Situé sur un point haut de la commune de Léognan, parfaitement drainé par un cours d’eau naturel nommé l’eau blanche, le terroir de Carbonnieux est particulièrement propice à l’obtention de vins blancs et rouges de très grandes qualités.

La propriété compte environ 95 ha cultivés d’un seul tenant autour du château. La particularité de Carbonnieux est de produire autant de vin blanc que de rouge, ceux-ci sont exportés dans la majorité des pays européens mais également en Amérique du nord et en Asie.

Artiste contemporain, Christophe CONAN utilise différentes techniques : sculptures, bas-reliefs, peintures sur bois et sur toile. Variant les supports : triptyques (art sacré), vitrines et objets (art animalier), son travail se décline en quatre séries autour d’un thème humaniste : Les neuf Portes, l’Art Sacré, les Portraits, et Nature Vivante. Ces quatre séries se succèdent et se répètent telles des saisons formant une sorte de spirale créant ainsi une oeuvre cohérente.

Ici « Nature vivante » nous présente une vision instantanée de l’évolution. A travers un inventaire du monde animal, Christophe Conan décortique la diversité. Il aborde la mutation des espèces, les stratégies d’adaptation, le petit et le grand et les phénomènes exponentiels. L’artiste fait aussi référence au « cabinet de curiosité », et entend ainsi exposer la vision décalée de l’homme sur la nature.