Château DE FRANCE // Karl LAKOLAK

Le Château DE FRANCE a été édifié sur les fondations d’un ancien manoir dont il conserve la belle cave voûtée… une maison de maître construite à la fin du XVIIe siècle par le procureur Philippe Decoud.

Le XIXe est l’époque des apparences, les domaines prennent petit à petit l’appellation de château… Et de grandes demeures apparaissent. Jean-Henri Lacoste modestement rénove son ancienne demeure : il élimine les ailes formant le U, rajoute de petits pavillons à chaque bout et crée un second étage. Au XXe siècle ce domaine reste un peu à l’écart du Bordelais viticole comme une majorité des Grands Crus des Graves pendant plus de 50 ans, de 1920 jusqu’aux années 1975. Le renouveau du Château de France a lieu avec l’arrivée de Bernard Thomassin qui en fait l’acquisition en 1971. Depuis 1996, Arnaud Thomassin seconde son père au Château de France en tant que directeur technique, arrivé avec un BTS viti-oeno en poche et un tempérament perfectionniste. Ses choix, tant au niveau de la viticulture, de la vinification ou des investissements, se sont naturellement faits dans la continuité de ce qui avait été entrepris par son père. L’écoute réciproque est là.

« Quand je suis arrivé au Château de France, j’ai porté une attention particulière au vignoble. Les travaux en vert, qui ont une réponse qualitative immédiate, ont été développés dès lors ».

Les propositions de Karl LAKOLAK s’installent dans un jeu des contraires, du virtuel au vivant, dans la juxtaposition d’éléments visuels : photos, peintures, vidéos, performances, textes …. il est question du « donner corps » à la représentation, en mêlant sans cesse le véritable corps physique au simulacre d’un « tableau » perdu. L’installation prend alors allure de Théâtre improbable sur la scène duquel passent des ombres corporelles, personnages de cette fiction muséale.